Le Financial Times entre en résistance

By Thibaut • on June 30, 2009

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Face à la concurrence d’Internet et des médias sociaux, la presse traditionnelle explore toutes les pistes pour engranger le moindre centime qui lui est dû, notamment à travers les droits d’auteurs. Les règles en la matière évoluent rapidement d’année en année mais à des vitesses différentes selon le pays dans lequel on se trouve. En Belgique, un accord est intervenu entre les représentants des éditeurs et les sociétés de monitoring pour payer des droits d’utilisation primaire et secondaire.

La dernière évolution de poids dans notre secteur concerne le marché britannique. En effet, les éditeurs représentant les 25 plus importants quotidiens ont crée la NLA (Newspaper licensing agency) chargée de perçevoir les droits des éditeurs à travers leur plate-forme web et un outil de distribution appelé e-clips.

Le Financial Times que nous surveillons pour nos clients chez AuxiPress fait partie de cette nouvelle association. Malheureusement, depuis le 1er avril 2009, plus aucune agence de monitoring ne peut fournir à ses clients des copies électroniques des articles de ces 25 publications dont le FT sinon en utilisant deux voies possibles pour le faire. Cependant, ces deux possibilités sont si coûteuses qu’aucun des clients d’AuxiPress n’a voulu y souscrire.

Soit le client peut travailler en direct avec l’outil de la NLA. Il doit alors payer 2€ par article pour le premier utilisateur, 3,5€ pour 2 utilisateurs, 7,5€ pour 5 utilisateurs… etc. S’il travaille ainsi, il ne bénéficie alors plus de la spécificité d’AuxiPress qui joue le rôle de filtre dans la sélection et risque d’obtenir et de payer pour des articles peu pertinents par rapport à son profil.

Soit le client travaille en direct avec le FT. Il doit alors s’acquitter de 199 £ par utilisateur par an avec un minimum de 10 utilisateurs soit un coût de 1.990£ ou 2.150 €.

Ces prix sont évidemment exhorbitants. La réaction des clients a d’ailleurs été proportionnelle à cette proposition, à savoir que tous les clients ont choisi de ne plus surveiller le FT.

De son côté, AuxiPress a tenté de négocier avec la NLA et le FT pour leur faire comprendre la chèreté de leur système mais sans succès à ce jour.

Seule solution, en revenir à la bonne vieille méthode du découpage du journal et de l’envoi du clipping original par la poste au client.

Le monde des médias change, la presse prend ses dispositions pour réclamer le paiement de droits d’auteurs toujours plus élevés en même temps que les annonceurs désertent les pages publicitaires des journaux pour s’investir sur le web et dans les médias sociaux. L’un ne compensera pas l’autre mais une chose est sûre, le prix de l’information va augmenter et l’annonceur doit s’attendre à payer de plus en plus cher le droit de vérifier sa visibilité dans les médias.

En collaboration avec Thierry et Christophe.