La fin des revues de presse est-elle envisageable pour les communicateurs?
- Google envisage de trouver un modèle économique qui puisse rémunérer la presse.
- Le Nieman Journalisme Lab, centre de réflexion sur les médias de l’Université de Harvard, s’étonne.
- l’information coûte cher, il n’y a sans doute pas d’alternatives pour les éditeurs.
- In fine, c’est le consommateur final qui va ouvrir son portefeuille et avec lui le monde de la communication qui va devoir s’adapter et apprivoiser de nouvelles méthodes pour analyser l’impact médiatique.
Si Google étudie la possibilité de faire payer les utilisateurs pour accéder aux articles de presse, c’est que le jeu en vaut la chandelle. Même si le Nieman Journalism lab s’étonne de ce projet tant les relations entre google et la presse sont tendues, il semble qu’un modèle payant d’accès aux articles au profit de Google et des supports concernés soit à l’étude et peut selon Google
apporter un revenu supplémentaire non négligeable.
La Libre Belgique relaye ainsi un communiqué Belga. Une fois de plus, il faut se rendre à l’évidence: l’accès à l’information ne va pas rester gratuit. Et si Google, qui a les moyens de ses ambitions, est persuadé qu’il y a du business à faire à son avantage et à celui de ses partenaires, il n’hésitera pas à le faire.
Il est temps que les grands consommateurs de médias, en l’occurrence un très grand nombre de marques qui surveillent leur visibilité dans les médias, prennent conscience que le monde de l’information change. La rémunération des droits d’auteur est intimement liée à cette révolution. Le coût de l’information qui augmente va sans aucun doute freiner l’ardeur de certaines entreprises. Quelles seront alors les moyens de mesurer l’impact à travers les médias si les éditeurs appliquent des tarifs indécents. Rappelez-vous du cas de la presse anglaise dont nous vous entretenions dans un article précédent.
L’agrégation intelligente et peut-être sémantique des sources et leur analyse approfondie pour dégager l’information pertinente pourraient être l’alternative envisagée. Cette option exige une réelle expertise dans le filtre, la synthèse et l’analyse qualitative de l’information. L’annonceur pourrait ainsi se reposer sur des rapports approfondis de son impact médiatique en abandonnant la revue de presse exhaustive et en ne retenant que les articles pertinents. Le champ d’étude resterait le même mais le filtre réalisé permettrait une économie substantielle en achat d’articles et en paiement de droits d’auteur tout en bénéficiant d’analyses du contenu des médias transmises, elles, sans droits d’auteurs.
